Neurosciences et sciences cognitives

IMG_5564Pour mieux comprendre les dimensions mentales de l’être, venez découvrir à travers une série de conférences les dernières avancées des neurosciences et des sciences cognitives.

Avec le développement des neurosciences et celui de l’imagerie cérébrale, des électro encéphalogrammes, il est plus aisé de comprendre et de visualiser aujourd’hui le fonctionnement du cerveau humain.

Il est communément admis, que nous n’utilisons que 10% des capacités de notre cerveau et que ce dernier possède une plasticité hors du commun : il lui est possible de reconstruire des zones détruites par accident, la zone du langage par exemple ou des zones de la motricité. Il est donc possible à notre cerveau de créer à tout âge de la vie de nouvelles connexions neuronales, de nouveaux capteurs synaptiques, de nouveaux neurones. L’immensité des capacités de notre cerveau est à l’échelle de l’immensité des capacités de l’univers. Ce qui est en haut est comme ce qui est en bas, microcosme et macrocosme s’éclairent mutuellement pour nous donner une idée de ce qui est possible.

Par ailleurs, depuis les années 1960-1970, grâce à l’étude de patients épileptiques ayant subi une commissurotomie (section du corps calleux qui fait la jonction entre hémisphère droit et gauche), afin d’empêcher la propagation des ondes électriques et de prévenir ainsi la généralisation des crises d’épilepsie, on a découvert que l’être humain pouvait survivre avec deux cerveaux :

Le cerveau gauche, « intellectuel », siège de la faculté de percevoir et de reconnaître le monde grâce à sa capacité d’analyse, de conceptualisation, de symbolisation, et de raisonnement digital et numérique.

 Le cerveau droit, « émotionnel », siège de la faculté de comprendre par intuition et donc de percevoir et appréhender globalement l’allure générale des choses, leur aspect agréable ou nuisible, les impressions, les images. C’est donc le cerveau du raisonnement analogique par image, de la sensibilité, des émotions (colère, terreur), de l’humeur (joie, plaisir, dégoût, tristesse), de l’imagination, de la rêverie, de la créativité.

 Il faudrait encore ajouter le « cerveau reptilien » découvert par le neurochirurgien Mac Lean dans les années 1950. Faisant partie fonctionnellement du cerveau droit, il contient le centre de l’agressivité (instinct de tuer), le centre de la jouissance (centre hédonique), le centre de la sexualité. Il contrôle les émotions, l’humeur et les fonctions végétatives (température et constantes biologiques du corps, rythme cardiaque etc).

Les recherches actuelles tendent à démontrer que lorsque les deux hémisphères du cerveau d’un sujet fonctionnent de façon synchronisée, c’est à dire que ces deux hémisphères produisent simultanément et de façon synchronisée les mêmes ondes ou impulsions électriques, il lui est possible d’accéder à un état hautement créatif et cohérent, centré et unifié.